Les naissances capitales pour l’avenir de la société ?

35 212€, c’est la somme que chaque Français doit à l’État dès la naissance. Cette dette ramenée sur 42 ans et demi de travail correspond à 2,26€ par jour et par personne. En 2018, nous comptions environ 758 000 naissances, 614 000 décès, soit un total prévisionnel de plus de 5,1 milliards d’euros de dette possible. Voilà ce que nous sommes : une réserve d’argent, une simple valeur spéculative. Notre vie ou plutôt la main d’œuvre que l’on représente est assise sur un tas de dette.

Mais qui crée la dette ?

Nos gouvernements successifs n’arrivent jamais à équilibrer PIB et dépense du pays, donc comme beaucoup, il font des crédits “à la conso”. Depuis 25 ans, la France emprunte pour clôturer son budget avec des intérêts bien-sûr. Voilà comment on arrive à 2 358,9 milliards d’euros, cela correspond à 99,6 % du PIB et si on veut rembourser, il va falloir faire du bénéfice. Mais cette dette augmente chaque année et il est impossible de doubler notre PIB. Une situation intenable pour un pays qui est prisonnier de ses créanciers : ils finissent par décider à notre place ce qui est bon pour nous et ce que les gouvernements doivent faire pour les satisfaire.

Donc comment est-il possible de cotiser pour nos retraités alors que nous endettons nos enfants? Une logique économique qui n’a ni queue ni tête.  On mise donc sur la mortalité des retraités et sur la capacité productive des nouvelles générations. Chaque individu est devenu une action comme n’importe quelle entreprise cotée en bourse. Plus on s’endette, plus l’action augmente et si les créanciers décident de stopper, c’est l’effondrement car nous serons à titre individuel débiteur direct de nos créanciers.

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Prenons comme exemple la Grèce : les retraites ont diminué, le salaire minimum aussi. Certes le chômage a fini par baisser car le salarié grec devient alors un concurrent, une main d’œuvre exploitable à bas coût (baisse de 28% du salaire minimum en 2013).

À qui profite le crime? (comme on dit) : aux multinationales qui peuvent exploiter à moindre coût, aux banques qui se feront toujours rembourser la dette et bien-sûr les intérêts.

Comment est-il possible de cotiser pour nos retraités alors que nous endettons nos enfants?

La santé, l’éducation, l’armée, le CICE…nous coûtent de l’argent, certaines dépenses sont essentielles. Serait-il raisonnable pour notre avenir de continuer à réduire ou supprimer leur budget? Si oui quelles dépenses et quelles seraient les conséquences ? 

Papsnet

Sources : INSEE, Le Figaro, France Culture, Le Monde

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